2 novembre 2016: Merville fête ses morts, deux symboles sont morts …

mlbécole :

  • établissement où l’on donne un Enseignement Collectif Général
  • Enseignement : quoi de plus noble qu’apprendre ! Ne dit-on pas que celui qui n’apprend plus a l’esprit obtu ?
  • Collectif : destiné à toutes et tous, moyen de base pour lutter contre les discriminations, d’ailleurs le droit à l’éducation fait partie de la déclaration universelle des droits de l’homme
  • Général : les connaissances de base pour lire et comprendre l’actualité.
  • Supprimée pour des motifs purement financiers, qui va en profiter: affaire à suivre !
  • Enfants et familles y perdent :

en qualité d’enseignement,

en qualité de vie : une école publique de proximité avec des classes multi-niveaux était une chance pour les enfants.


sadcentre social :

ensemble qui, par ses emplois, par ses activités multiples tout public, du plus jeune, au plus vieux, par ses financements partenariaux, permet à une population de profiter d’activités diverses dans un endroit convivial, à un coût raisonnable, pour le public et pour la commune.

« tuer Sac au Dos » : depuis leur élection, ces volatiles de tout poil, n’avaient de cesse que de tuer Sac au Dos ! La chasse était ouverte … Cette association, partie de rien, regroupait des bénévoles et des salariés, qui ont permis à des milliers de mervillois(e)s de partir en vacances, se distraire. En 35 ans, ils ont obtenu un agrément centre social et le financement qui va avec.

Alors maintenant, on fait quoi ? Obtenir un agrément avec 7 salariés démissionnaires sur 9 permanents ? Le pari est osé, la CAF trouvera peut-être que le projet est boiteux … L’avenir le dira !

Alors les mervillois(e)s : on se laisse tondre comme des moutons ? Ou on leur vole dans les plumes ?

Venez suivre le conseil municipal, les séances sont publiques, venez voir et entendre les arguments de l’élite qui s’en prend à un élu d’opposition et sa profession libérale, plutôt que d’argumenter …

C’est édifiant ! Et ce n’est pas à un «espiègle » journaliste, qui arrive avec 15 minutes de retard à la séance, en finissant son croissant, et qui se plaint du bruit que fait son fauteuil, que l’on peut demander un compte-rendu objectif …

Casser Sac au Dos pour casser un élu, c’est un peu comme si on cassait l’outil pour faire disparaître l’œuvre. Mais maintenant, qu’ils ont « piqué » l’outil, on va les voir à l’œuvre, et à quel prix …sad

Ces personnes qui n’ont de cesse de tout compter, on dirait la bande à Picsou, les canards, rien ne les atteint, tout glisse sur le plumage, un jour, on leur demandera des comptes ! Chiche ?

Alors, à qui le tour ?


 

Ni vu, ni connu: perdu !

Triste nouvelle: sans prévenir les riverains, en période estivale, la municipalité fait détruire la deuxième arche du Cottage d’Adhémar Duhamel.

episode2Ni vu, ni connu: perdu !

Ce n’est pas en effaçant le passé que l’on construit l’avenir ! Ils n’ont rien compris … Des villages entretiennent leur patrimoine, d’autres le détruisent: trouvez l’erreur ! Des villages soutiennent leurs écoles, d’autres les ferment: trouvez l’erreur ! Des villages bâtissent un avenir avec leurs habitants, d’autres détruisent en catimini …Et on ose appeler cela une démocratie ?

 

Terreur !

Un article de Jean Ortiz dans l’Huma du 16 juillet 2016:


La peluche ensanglantée

Elle gît la peluche,

photo Reuters
photo Reuters

près du petit corps recouvert du voile de la mort. Cette photo, insupportable, inconcevable (devait-on la publier ?) va nous hanter longtemps, sans doute jusqu’au bout du chemin. Comment la dépasser ? Impossible résilience. Il y a des peluches qui hurlent, qui pleurent, qui geignent, qui implorent, qui accusent, qui condamnent à mort…

On n’a pas le droit de faire du mal à une peluche. Que deviendrait ma Lucie sans sa peluche ? Elle dort dans les bras de « Vlad », son copain l’ours peluche, et tient par la main son «bébé» peluchette, qu’elle caresse jusqu’au beau «pays des merveilles». Elle n’aime pas le «marchand» de sable ; le sable, cela ne se vend pas.

Ce soir, les peluches de Lucie se taisent, essuient leurs yeux qui n’en finissent pas de couler ; quelques unes se dressent et crient «salopard». C’est primaire, instinctif je l’avoue, et dangereux ; la haine peut soulager, mais ne fait rien avancer. Comment est-il possible que notre monde produise de tels monstres, manipulés, instrumentalisés, ou pas ? Faut-il qu’il soit agonique, cannibale, faut-il que notre société soit en passe de perdre toute humanité, tout espoir, pour écraser ainsi la tendresse et tuer une peluche ?

Et qu’ils sont laids la plupart de nos «politiques», ceux qui n’attendent même pas que le sang sèche pour s’approprier la peluche, pour en tirer quelques misérables bénéfices. L’histoire retiendra qu’ils ont osé , que des médias ont «mis en boucle» pour faire bouillir la colère et flamber «l’audimat», nous expliquer qu’ils n’avaient finalement pas grand chose à dire… mais qu’il fallait occuper l’antenne. J’ai trouvé la peluche bien plus digne que ces charognards. La peluche se suffit à elle-même.

J’ai aimé la retenue, la dignité des miens, les communistes, les humanistes sincères, les révolutionnaires, les syndicalistes, les militants «de verdad»…

Et qu’ils sont vilains, les uns et les autres, tous ceux qui en rajoutent, qui sans être juges mènent quand même l’enquête à leur façon, signalant d’emblée les présumés responsables, tous ceux qui récupèrent avec «opportunisme» les monstruosités, la douleur, l’horreur, pour soigner leur côte de popularité, pour ouvrir des brèches criminelles entre les peuples , pour désigner toujours les mêmes «fous», les mêmes «loups sauvages». Sont-ils vraiment «fous», ces «loups sauvages», ou fanatisés, aveuglés, fascisés ? Le résultat est certes le même, horrible, mais réfléchissons un moment : le terrorisme ne tombe pas du ciel. Il naît de fractures, de fêlures, de rejets, de discriminations, d’intolérances ; de violences sociales, guerrières, de frustrations, d’humiliations… C’est contre tout cela qu’il faut être «en guerre».

La France, et c’est douloureux, n’incarne plus pour des millions d’hommes, chez elle et dans le monde, les valeurs fondatrices du «14 juillet», celles pour qui des milliers de militants, de Résistants, donnèrent leur vie, celles que nous aimons et portons en nous dans nos résistances, nos combats pour un monde plus juste, plus solidaire. Désirable. Un monde où des avions de «muerte» n’iraient pas la nuit, loin de « chez nous », bombarder d’autres peluches. Pourquoi ? Pour qui? Un monde où les gamins palestiniens pourraient se baigner en paix. Sans drones à la place du soleil. Un monde où les enfants de Nice et d’ailleurs joueraient toute la nuit sur les fronts de mer. Un monde sans «fous».

Ne pleure pas peluchette… Nous allons écarter les méchants, tout faire pour réduire les fractures, et pour créer du lien, du sens, de la compréhension, de l’humanité, et t’aimer davantage. Ensemble. T’aimer davantage, peluchette.


 

Déjà un an: une arche coulait …

Par un courrier en date du 27 juillet 2015, la mairie de Merville prévenait une partie des riverains du Cottage d’Adhémar Duhamel et de la rue Thiers, que l’arche coté rue Thiers était « structurellement endommagée » et devait être détruite le 10 aout 2015.

arche rue thiers

C’était faire bien peu de cas de l’histoire locale de détruire ce monument, bien peu de cas aussi de la famille Duhamel

Relisons l’histoire locale, je cite << Merville au temps passé>> de René Massiot  page 91 << Madame d’Adhémar Duhamel en accord avec son fils, a offert à la municipalité, le terrain et les dommages de guerre du château familial situé rue Thiers à Merville >>

Analyse:

  • soit, il y avait danger, et il y a eu prise de risques: ce ne sont pas ces quelques planches qui auraient retenus l’arche !
  • soit, il n’y avait pas danger, et le temps était alors à la réflexion, pour trouver une solution pérenne, pour les deux arches …

Cette arche, détruite le 10 aout 2015, était un des symboles du temps « que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître », où, après la première guerre mondiale, tous les mervillois, quelque soit leur opinion politique, travaillaient ensemble pour Merville, ne l’oublions pas !

 

 

 

A l’eau …

Expression typiquement mervilloise, quand on loupe le pont, la passerelle, ou qu’on est jouteur malchanceux

« Je me voyais déjà » : espoirs retombés comme un soufflé, y croire ne suffisait pas, comme en politique, tant que le match n’est pas fini, tant qu’il reste du temps, rien n’est fait! Parce qu’on y a cru trop vite, parce qu’on y a pas cru, parce qu’on n’a pas expliqué ou trop peu, parce qu’on n’a pas été écouté, parce qu’on l’a joué « solo » et non pas en équipe, parce qu’on n’a pas retenu les leçons de l’histoire, l’histoire se répète, inlassablement !

Publications

Sur le site officiel de la commune de Merville, il semble y avoir été effectué un « nettoyage » de toutes les réalisations du mandat précédent. Pour vous aider, nous créons ici une bibliothèque « virtuelle » où vous retrouverez ces documents. Profitez-en !


Rapport de la Chambre régionale des comptes:

note de J. Parent conseil municipal du 7 juillet 2016


Bilan de mandat 2008-2014:

bilan 2008-2014


 

Ecole Marie-Louise Bogart: communiqué de presse

envoyé à la Voix du Nord et l’Indicateur ce 7 juillet 2016:


Ecole Bogart : le Conseil d’Etat examine l’affaire ce 12 juillet 2016

Au moment où Monsieur le Maire de Merville a commencé à faire « vider » l’école Bogart, la sous-section du Conseil d’Etat chargée de l’instruction vient de renvoyer l’affaire de l’école à l’audience du 12 juillet 2016.

En effet, après plusieurs mois d’instruction, la sous-section précitée n’a pas rejeté le pourvoi en cassation de l’association des parents d’élèves de l’Ecole Bogart qui a été renvoyé à l’examen de ce 12 juillet prochain.

A l’issue de l’audience du 12 juillet 2016, SOIT l’examen de l’affaire se poursuivra devant la haute juridiction de Paris SOIT l’ordonnance de référé du tribunal administratif de Lille sera jugée conforme au droit.

Puisque le recours a passé l’étape de l’instruction, Maître Yves De Coninck, Avocat de l’association des parents d’élèves, est encore plus confiant et plus optimiste qu’au début de l’affaire Bogart : « Si le pourvoi en cassation a passé le filtre de l’instruction, tout concoure à penser que le recours sera admis à poursuivre son examen au-delà du 12 juillet 2016 car les moyens du pourvoi en cassation restent juridiquement très sérieux ; l’avocat au Conseil d’Etat continuant à plaider le non respect de la Constitution, le non respect du Code de l’Education et même le non respect du Code Général de la Propriété des Personnes Publiques sur lequel se base pourtant la décision du Maire de Merville) ».

En effet, à partir de ce 12 juillet prochain, la Ville de Merville devrait être saisie par le Conseil d’Etat afin que Monsieur le Maire puisse développer ses arguments et se défendre, et l’avocat flamand de poursuivre « la haute juridiction parisienne respectant alors le principe du contradictoire ce qui ne fut pas le cas du Maire de Maire lors de l’audience de référé au tribunal administratif de Lille où il a envoyé ses conclusions et pièces quelques minutes avant l’audience publique… Le Conseil d’Etat appréciera donc la manœuvre ».

Pour Maître Yves De Coninck, Avocat au Barreau de Dunkerque, « l’école conserve donc toutes ses chances de ne pas fermer ses portes aussi rapidement. Dans tous les cas, l’école est loin d’être vendue avec de tels contentieux qui se poursuivent à Lille et Paris. Qui va acheter une école sur laquelle pèsent d’éventuelles obligations de réouverture? ».

Pour mémoire, l’avocat rappelle que, « l’année dernière, fin août 2015, la commission de sécurité incendie rendait son avis favorable à la poursuite des enseignements et l’école accueillait à la rentrée scolaire de septembre dernier les élèves ». L’avocat, passionné d’histoire du droit, tenait à rappeler cette histoire très récente de la rentrée scolaire de l’année dernière pour encore mieux plaider la rentrée scolaire prochaine à l’école Bogart qui ne se fermera pas, selon lui, aussi facilement…

Ce 12 juillet 2016, c’est également la date à laquelle l’avocat mervillois transmettra des conclusions et pièces récapitulatives sur l’autre recours pour excès de pouvoir contre le Maire de Merville toujours en cours devant le tribunal administratif de Lille. C’est dire que l’école Bogart est loin d’être vendue à un privé. Affaire à suivre…


Communiqué de la Voix du Nord


Le coup de balai continue …

L’école est finie, peut-être définitivement … L’avenir nous le dira, quand va-t-on comprendre que, fermer une école, c’est faire un choix délibéré de casser quelque chose qui marche, il suffit de voir la joie des bambins ! Choix délibéré d’un maire, pour des motifs soi-disant financiers et non pas choix de l’éducation nationale, trouvez l’erreur …

Clin d’œil de nos amis de Marie-Louise Bogart: une balayeuse=une école !

mlb_5juillet16